Les lettres anciennes au LMB

À l’entrée en seconde, de nombreux élèves hésitent à continuer l’étude du latin et du grec en général par crainte d’une surcharge de travail ou par peur de ne pas être au niveau. Peut-être pouvons-nous dissiper ces craintes.

Classe de seconde :

Nous savons que l’apprentissage des langues anciennes est très différent selon les collèges et les conditions qui y sont faites aux langues anciennes, dissemblables : des élèves arrivent en 2de avec des bases linguistiques solides, d’autres très fragiles, or toutes les bases sont reprises au cours de la seconde, au fil des textes étudiés. Ainsi, il est possible de réactiver (ou même d’activer) ces bases avec un peu de bonne volonté. Le travail à la maison est modeste : apprentissage régulier des notions grammaticales rencontrées, du vocabulaire des textes, reprise des textes traduits en classe qui sont en général le support des contrôles. L’horaire est de 3 heures de cours en latin, et en grec si l’effectif se maintient. Si l’étude d’une langue ancienne s’associe tout naturellement aux études littéraires en série L, elle constitue un atout supplémentaire en Série ES et en série S. L’étude conjointe du latin et du grec est désormais impossible, Le lycée n’offre pas cette étude à des débutants, il faut avoir fait du latin au collège depuis la 5ème ou du grec en 3ème.

Langues anciennes au baccalauréat :

Les élèves des sections S, ES, L peuvent passer une épreuve orale facultative (anticipée, en mai). Cette épreuve porte sur une dizaine de textes en application d’un programme national, traduits et étudiés en classe, d’une vingtaine de lignes chacun. Il s’agit, en 15 mn après 30 mn de préparation, de retraduire le quart d’un texte (environ 5 lignes ou vers), et de commenter l’ensemble du texte (commentaire préalablement fait en classe); un bonus est proposé à l’élève, qui ne peut lui ôter de points mais au contraire en ajouter. Le dictionnaire est autorisé pendant l’épreuve qui s’avère tout à fait accessible et très fructueuse : seuls les points au-dessus de la moyenne sont pris en compte pour l’examen et affectés d’un coefficient 3 si la langue ancienne est choisie comme 1ère option facultative lors de l’inscription au baccalauréat. L’épreuve ne peut donc pas pénaliser les élèves et même peut permettre d’obtenir ou d’améliorer une mention : les notes entre 17 et 20 sont très fréquentes.

Les élèves de L peuvent également choisir une langue ancienne en épreuve obligatoire dite de spécialité. L’épreuve est écrite, elle dure trois heures, et le coefficient est 4 ; elle se passe en juin avec les autres épreuves du baccalauréat. Elle porte sur une œuvre latine ou grecque inscrite au programme et renouvelée tous les deux ans, que l’élève travaille durant l’année. Est proposé à l’élève un texte latin ou grec d’une page extrait de l’œuvre au programme, accompagné d’une traduction en français, à l’exception d’un passage modeste (entre 50 et 60 mots selon la difficulté du passage) ; 3 questions sur 60 pts sont posées : une question grammaticale ; une question visant à apprécier 1 ou plusieurs traductions d’un passage ; une question de commentaire sur l’ensemble du texte ; ensuite le passage non accompagné de traduction fait l’objet d’une version (dictionnaire naturellement autorisé) sur 40 pts. Un même élève de L ne peut choisir la même langue ancienne à la fois en épreuve orale facultative et en épreuve de spécialité ; en revanche, il peut choisir par exemple le latin en spécialité et le grec en épreuve facultative s’il a étudié les 2 langues, ou l’inverse.

Quelques raisons de continuer le grec ou le latin :

Il est logique de mener à bien ce que l’on a déjà commencé au collège et d’en tirer les fruits : d’ailleurs on commence en général par le moins attractif, les bases grammaticales. En première et en terminale, ce poids (si c’est un poids …) s’allège et la littérature prend le dessus, l’accès à la culture.

Cet apprentissage développe la rigueur de l’analyse, améliore les méthodes de travail, fructueux pour le baccalauréat certes, mais aussi pour l’entrée dans certaines filières sélectives : droit, médecine, études littéraires.

Notre culture repose en grande partie sur les langues anciennes, dont l’apprentissage permet de mieux apprécier histoire de l’art, littérature, philosophie.

Les programmes de latin et grec en première, année de l’épreuve de français au baccalauréat, sont étroitement liés au programme de français ; ceux de terminale abordent la philosophie antique.

Vous trouverez un tableau récapitulatif en cliquant sur le lien ci-dessous :

Tableau recapitulatif langues